Guide · Mis à jour le 31 juillet 2026

Le carnet de santé du logement, du principe à la pratique

L'image est parlante : un logement aussi a ses antécédents, ses ordonnances et ses visites de contrôle. Voici comment tenir ce carnet, concrètement.

Pourquoi cette image est juste

Un carnet de santé ne sert pas le jour où tout va bien. Il sert quand un nouveau médecin demande les antécédents, quand un traitement doit être renouvelé, quand une douleur revient et qu'on cherche depuis quand. Le logement fonctionne exactement ainsi. La chaudière a-t-elle été entretenue l'an dernier ? Quelle épaisseur d'isolant a été posée en 2021, et par quelle entreprise ? Que disait le DPE avant les travaux ? Celui qui tient la mémoire de son logement répond en une minute. Les autres fouillent des cartons, appellent des artisans, ou renoncent.

L'expression « carnet de santé du logement » n'a rien d'officiel, mais elle a fini par entrer dans la loi sous une forme resserrée : le carnet d'information du logement, obligatoire depuis 2023 dans certains cas. Nous y revenons plus bas. L'essentiel est ailleurs : que le carnet soit obligatoire ou non pour vous, le tenir change la vie du logement, et la vôtre.

Ce qu'on y consigne

Les documents

Diagnostics, factures de travaux, notices des équipements, plans, et pour une copropriété les règlements et procès-verbaux.

L'entretien

Chaque intervention sur la chaudière, le ballon, la ventilation ou le conduit de cheminée, avec sa date et son justificatif.

La performance

DPE successifs, audits, consommations : les constantes vitales du logement, et leur évolution au fil des travaux.

L'entretien, la partie vivante

Les documents sont la partie archivée du carnet ; l'entretien en est la partie vivante. Certaines interventions sont réglementaires, comme l'entretien périodique des appareils de chauffage ou le ramonage des conduits ; d'autres relèvent du bon sens, comme le nettoyage des bouches de ventilation. Ce qui compte, c'est la trace : une attestation d'entretien rangée au bon endroit prouve que l'équipement a été suivi, prolonge sa durée de vie et pèse le jour où il faut faire jouer une garantie ou rassurer un acquéreur.

C'est une des choses que fait notre application : elle connaît les équipements de votre logement, suit leurs entretiens et vous rappelle les échéances, à partir de vos propres documents.

Ce que dit la loi

La traduction légale de cette idée s'appelle le carnet d'information du logement. Depuis le 1er janvier 2023, il est obligatoire pour les logements neufs et pour ceux qui font l'objet de travaux de rénovation énergétique significatifs, et il se transmet à l'acquéreur lors d'une vente. Son périmètre est plus étroit que le carnet de santé au sens large : il se concentre sur la performance énergétique, avec une liste de documents précise.

Qui est concerné, quels documents exactement, que se passe-t-il chez le notaire : tout est détaillé dans notre guide complet du carnet d'information du logement.

Le tenir au quotidien

  1. Rassemblez ce qui existe déjà

    Diagnostics, factures, notices : tout ce qui dort dans vos classeurs et vos boîtes mail constitue le point de départ du carnet.

  2. Consignez au fil de l'eau

    Après chaque intervention ou chantier, ajoutez le justificatif tant qu'il est sous la main. C'est l'affaire d'une minute sur le moment, et de longues recherches des années plus tard.

  3. Relisez avant les grandes décisions

    Travaux, changement de chauffage, mise en location, vente : le carnet donne l'état des lieux qui permet de décider sur des faits.

  4. Transmettez-le

    À la vente, l'acquéreur hérite de la mémoire du logement au lieu de repartir de zéro. La partie réglementaire lui est remise au plus tard chez le notaire.

Reste la question du support. Un classeur fait l'affaire pour archiver ; il ne rappelle pas un entretien, ne compare pas deux DPE et ne répond à aucune question. Un carnet numérique bien conçu fait tout cela à partir des mêmes documents. C'est le pari de notre application : vous déposez, elle lit, et la mémoire du logement devient quelque chose qu'on interroge.

Questions fréquentes

Le carnet de santé du logement est-il obligatoire ?

L'expression n'existe pas dans la loi : c'est une image. Ce qui est obligatoire depuis le 1er janvier 2023, dans certains cas, c'est le carnet d'information du logement (CIL) : pour les logements neufs et pour ceux qui font des travaux de rénovation énergétique significatifs.

Que met-on dans le carnet de santé de son logement ?

Trois familles de choses : les documents du logement (diagnostics, factures de travaux, notices des équipements, plans), l'historique d'entretien (chaudière, ballon d'eau chaude, ventilation, ramonage), et les repères de performance énergétique (DPE, audits, consommations). L'ensemble raconte l'état du logement et son évolution.

Quelle différence avec le carnet d'information du logement ?

Le carnet d'information du logement est le dispositif légal : une liste précise de documents liés à la performance énergétique, à transmettre à l'acquéreur lors d'une vente. Le carnet de santé est la pratique plus large dont il fait partie : tenir, au fil des années, la mémoire complète du logement, entretien compris.

Qui tient le carnet, et que devient-il à la vente ?

Le propriétaire. C'est lui qui accumule les documents et fait vivre l'historique. À la vente, ce travail change de mains : l'acquéreur hérite d'un logement documenté, et la partie réglementaire (le CIL) lui est remise au plus tard chez le notaire.

Ce guide est édité par carnet-logement.app, une application qui tient le carnet de santé de votre logement à partir de vos documents : dépôt, lecture automatique, suivi des entretiens et réponses à vos questions. Dernière mise à jour le 31 juillet 2026.

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